16.07.2010
Etes-vous ici pour ça ou faites-vous ça pour être ici ?
L’ampleur constante des sites internet qui permettent de nous regrouper en réseau et de s’exprimer aux yeux de tous en dit long sur notre façon de fonctionner.
Rien n’a changé, nous pratiquons toujours des échanges entre genres entre peuples et entre castes.
En Europe l’exemple du peuple grec où chaque citoyen pouvait s’exprimer sur la place publique et s’adresser en égal face à l’autre, dénote qu’un lieu avait été spécialement choisi pour ça !
Les traditions africaines, asiatiques, américaines et des terres australes semblent avoir ce même point commun de « lieu » où l’on peut parler de tout ou de « lieu » ou l’on ne peut parler que de choses précises.
Les religions et les croyances n’ont pas montrés de différences comportementales en construisant des « lieu » de cultes où il était bon de se regrouper et de parler de soi à travers ses pêchers.
Dans notre quotidien nous avons des « lieu » de détente comme s’il était interdit de pouvoir se détendre partout.
A vrai dire nous sommes encerclés par des espaces à fonction délimités :Aire de repos, salle de jeu, parking, point de vue, trois étoiles, associations, amicales, fans de.
Tout nous permet de nous réunir, tout nous permet de nous regrouper et pourtant, encerclés d’entourages nous continuons d’avancer tout droit.
Comment voulez vous que ça puisse tourner rond ?
misaotra tompoko ernestine
15:44 Lien permanent | Commentaires (1) | Envoyer cette note
05.07.2010
l'avis devant soi
Etre humain c’est se poser des questions parfois ridicules…
Si l’on a été fait avec les yeux posés dans le sens de la marche, pourquoi vouloir regarder derrière soi ?
Qu’en pensez vous ?
Vous êtes là assis à lire ces mots, avez-vous senti un changement soudain ? C’était furtif.. comme une présence apparue dans votre dos aussi léger qu’un courant d’air..
Il est possible que certains après avoir lu cela jettent un regard en arrière…
Pourquoi regarder derrière ? Voulez vous vérifier si quelqu’un vous voit ? Est-ce par curiosité ou bien par désarrois ?
Ce regard en arrière, est-il pour vérifier son cul ou pour s’informer sur le chemin que l’on a parcouru ?
Est-ce un point par rapport au point du moment sur lequel on veut faire le point…
Etre humain c’est se poser des questions parfois ridicules…
L’homme est inquiet.
Il l’a tellement été qu’il a inventé le miroir pour se surveiller.
Besoin de me voir se poser la question.
Comme se passer la brosse, en besoin d’audimat.
Aspect terne ce matin… Vous me ferez briller tout ça ce soir !
…
Je me regarde en face et me demande ce que je fais là à me regarder en face d’un miroir qui ne peut réfléchir à ma place.
Etait-ce un besoin de me renseigner sur moi même et préparer une éventuelle excuse envers les autres ?
Ou bien me regarder pour me donner courage ?
Quel regard pouvons nous poser ?
Je regarde mes orteils pendant que d’autres se fixent sur leur nombril.
-« Regarde, il a tes yeux ! Dit elle émerveillée.
…Oui mais il ne voit pas la même chose que moi, c’est ce qui fait sa différence. »-
16:34 Publié dans chocolat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note
26.06.2010
manuel
Ecrire à la main, prendre la plume et le papier avec l’envie de laisser une trace écrite, quelque chose de soi, quelque chose qui nous appartient.
Non pas seulement le stylo mais aussi un certain graphisme.
La valeur des mots écrits sont différents.
Le lecteur assidu peut se permettre d’y déceler l’état du rédacteur en élaborant sur :
La force avec laquelle il a déposé les mots, à quelle vitesse dans la nervosité de l’écriture ou, sans doute deviner le coté posé du moment avec les lettres écrites en bâtons, d’une main assurée, l’esprit apaisé, réfléchi…
L’écriture goulue, nerveuse, vibrante du « déposé » des mots et des mots…
L’avantage d’écrire de la main gauche est qu’une fois le moment décrit déposé sur la feuille. Une fois la description aussi pointue soit-elle, le dialogue aussi crucial dans l’expression et dans la précision des mots soit-il…
à peine écrits, à peine recouverts par ma main qui coure et traverse la page à la poursuite d’un stylo qui ne veut s’arrêter et graphite les lignes une sur deux pour laisser un espace à ceux qui lisent entre les lignes.
Espace publicitaire.
Car il faut penser à tout et à tous quand on est un écrivain fauché ou à la fibre commerciale.
Espace humanitaire.
On peut se retrouver devant l’autre, celui qui est comme vous. Un humain.
Bonjour m’sieur dame, pardonnez ma tenue désordonnée, j’étais en pleine écriture…
Extrapolation.
Toc toc fera-t-on à la porte et j’ouvrirai
Peut-être essuierais-je d’un réflexe nonchalant le filet de bave qui pendait encore à ma bouche et que le lecteur prendra pour une larme d'émotion que je n'ait pu retenir et qui est tombée sur la feuille…
10:42 Publié dans chocolat | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note