10.12.2007

ça l'homme

pourquoi est ce le mauvais qui entraîne le bon ?

avez vous remarqué qu’au sein même d’un groupe,

ça n’est que celui-ci qui attire ou attroupe

réveillant l’animal qui se tapit au fond

peut importe le nombre et tous ceux réunis,

les murs ou l’entourage, l’histoire se répète

alors même que les hommes font tout pour qu’on  rejette

cet instinct si mauvais à tout moment surgit

 bien des chansons d’amour et d’actes imprécis

 on tenté de tout temps de lapider la bête

ce monstre dangereux a de multiples têtes

il fait parti de l’homme qui conçut le fusil

combien de temps encore parlerons nous d’amour ?

au lieu de trop chanter pourra-t-on un jour faire

sans laisser l’animal  continuer sa guerre

la femme qui l’a créé l’aimera-t-elle toujours ?

 j’ai mal au fond de moi parce ce que  je fais parti

de cet homme animal qui est à l’intérieur

j’ai souvent fait du mal malgré mes mots rieurs

je continue toujours à nuire sans envie

02.12.2007

C’est quoi tes vœux faire ?

Depuis le temps que je n’ai plus d’emploi, je ne me sens plus vraiment homme comme atomisé chez moi (like any mâle at home)

 Point noir car d’origine métropolitaine dans ce microcosme Réunionnais, j’avais reçu une mauvaise note comme un âne haute tension apposé dans la marge et qui regarde passer ceux qui vont travailler.

C’est un peu vache comme situation et l’on se sent figé les deux pieds dans la bouse à ruminer !

Au départ, mon chef sans l’égard m’a viré sur le quai : Chômage t’es minus, tout le monde descend !

Je débarquais un peu fébrile et fatigué, les yeux soulignés de valises, l’œil hagard égaré par manque d’habitude je me rangeais las des râlements en pensant trouver un créneau comme tout le monde dans la file latente.

Je notais toutefois qu’il y avait peu de malabars dans cette file indienne.

Le bonhomme à l’entrée a vérifié ma carte, mes papiers et demandé de sa patte blanche l’attestation pour vérifier que j’étais bien chômeur (sans doute ont ils la peur d’être espionnés), puis il m’a questionné sur le pourquoi de ce que je faisais las.

Ça paraît simple d’un premier abord d’apprendre à devenir, toquer, se présenter, rappeler le téléphone pour savoir dire d’où l’on vient sans préciser où l’on va.

Déboussolé afin de m’orienter j’ai du sortir de ma boue seul !

L’on m’a fait passé quelques tests d’entrée qui semblaient plus m’orienter vers la sortie.

Des propositions de descentes en rappels, de hauts débats en réunions formatives, je me suis promené de bureaux en bureaux, de postes en postes ce qui m’a permis de me familiariser aux rites et aux coutumes de ce nouveau secteur.

Il est vrai que toutes ces formations qui sont proposées pour tous et à tout âge sont alléchantes.

Six mois d’orientation par-ci ! (ah bon j’étais perdu ?)

Bilan de compétence par là où le monsieur m’a dit : « Comment ça vous savez ce que vous voulez faire ? »

Stage hier, stagiaire aujourd’hui mais au statut beaucoup plus intéressant car subventionné un peu plus cher que bêtement celui de demandeur d’un emploi qu’on refuse parce que trop vieux, ou pas assez jeune, trop diplômé ou pas encore assez, trop compétent ou pas assez prêteur, trop noir ou pas suffisamment clair, trop cher mais rarement pas assez.

Peu à peu, de chômeur je suis devenu demandeur d’emploi et suis passé d’un état de campeur sous l’attente à celui de la demande sans même m’en rendre compte.

( L’effet  Bing Allo ? )

C’est une appellation moins blessante et plus mise en valeur, je me sens progresser et sans doute que demain, grâce aux stages qu’on propose, je grandirai encore pour obtenir le titre honorifique de chercheur d’emploi.

Toutefois je ne me sens pas vraiment seul, nous sommes tellement nombreux qu’on se serre les coudes, même que dans le jargon des professionnels du sans emplois nous sommes appelés D.E. (Des Eux ?)

Difficile car même si ces gens là ont pour fonction de jouer les réducteurs de têtes et de ne plus nous rencrontrer, c’est la haine, paix eux.