12.03.2008

allons

Si la misère est plus agréable au soleil,

Est ce qu’y aller change ?

Si le soleil s’en est allé

Pourquoi vouloir foncer ?

Sachant que la nuit l’on dort

Laissons nous haler

Pourquoi ces idées noires ?

Ces rêves dorés

Ces besoins de lumière

Se faire illuminer.

Halons en cœur et oublions nos idées noires

conjuguer

D’un passé pourtant simple bien que trop imparfait

Nos échanges de futur finirent décomposés

Je n’étais pourtant pas autant impératif.

Et pourtant à présent je ne sais plus conjuguer.

Je resterai pourtant en mode infinitif

Tant que je n’aurai trouvé ce complément d’objet

Directement relié au sujet mis avant

Et que je ne saurai plus à quel temps m’accorder.

(à quoi ça rime toussa-t-il..)

Se tripoter la langue sans se lécher les doigts.

Notre langue est une reine à tout points confondus

L’émergence sereine de tous nos points de vue

Elle naquit par l’échange et en a profité

Comme une caresse exsangue trop souvent suppliciée

A la fois pertinente et parfois anémiée

Notre langue évidente semblerait atrophiée.

Langage discordant qui la réduit aux maux

Réduction de l’échange qui en oublie les mots

Elle s’en va droit au but et semble oublier

A la fois ceux qui parlent et ce qui est dicté

Notre langue pourtant est celle qu’on utilise

technologies d’échange sans que l’on fertilise

Cette anémie douceâtre de ne point partager

Semble bien différente et bien différenciée

Selon où tu naquis sans même le demander

Notre langue souvent semblerait simplifiée.

09.03.2008

Qu’est ce que tu as toi ?

T’as vu ma parabole ?

T’as pas vu ma bagnole ?

Ce monde reptilien n’existe pas sans qu’on te l’accoste :

Comment ça tu n’emporte pas ton téléphone aux toilettes ?

Comment faire pour te joindre ?

Pause Pipi.

Une amie me confiait dernièrement que son fils lui avait envoyé un SMS des cabinets pour demander de lui apporter du papier.

Voyez comme c’est indispensable ! 

Possédé tu n’existe plus qu’au travers de ce que tu possède.

Accro, c’est la mort sûre dont nous portons les marques en croissant.

Où croître  et qui croire ? Où s’accroître ?

Le rite du veau doux allaité par la mère ou celui du vaudou alimenté d’amer ?

Manger du fiel ou bien gober du ciel ?

Age où nous à genoux nous nous plions .

Ame haine

Loin de la nourriture céleste et du pain que l’on partageait.

Comme un con sommé de consommer sous peine de ne pas exister.

Le royaume délicieux n’appartiendrait-il qu’a toi ?

Qu’est ce t’as toi ?

A-ttelé

J’adore ce monde humanisé !

Tu rentre du boulot, ton chef t’a énervé, tu as besoin de souffler.

Penses donc à autre chose et regarde la télé.

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Comment ça, tu n’as pas la dernière décapsulateuse électromagnétique de chez « BIIIIIP » ?…

(pour éviter les tics je ne citerai pas ce label reconnu qui dernièrement à licencié plus de 40% de son personnel parce qu’il  n’avait fait que 60% de bénéfice… OK c’était brut et ils ne sont pas nets)

…Comment ça nous dit donc la jeune femme à demi joliment habillée pendant qu’on m’asticote de la quiche lorraine à la fois pâteuse et brûlante du dedans bien qu’encore froide dehors par la cuisson expresse emplie de micro ondes.

…Comment ça dit elle à l’autre en retrait un peu plus moche et moins bien vêtue parce qu’elle n’a pas encore acheté l’ustensile indispensable à son bien être de vie ménagère.

… Comment ça ?

Pendant que tu mastique en ruminant la quiche pâteuse au parfum d’insipide décolorisé, l’argument audiotif du télévisuel d’un seul coup te fais tendre l’oreille et la main vers la zapette boutonneuse

- bouton vert volume, bouton rouge inutile-

 …Comment ça  répétatelle? C’est ab-so-lu-ment nécessaire quand tu rentre chez toi pour qu’afin d’économiser ton énergie tu puisse ouvrir la barquette de surgelé repas.

Deux plus.

…Cet ustensile est totalement recyclable et de ce fait tu participe à l’évolution du tiers monde avec les points bonus que tu peux accumuler et qui te permette de sponsoriser un enfant noir plutôt mal famé. »

Stigmatisé par le doigt qui est pointé sur toi, la bouche ouverte t’as l’air d’une quiche.

Tu finira bien par lâcheté l’acheter.

Et un machin en plus dans ta collection d’inutilité.

Il est vrai que tu parais imbécile si tu n’es pas un de ceux qui possède…

Comment ça tu n’as pas la télé ?

raide action

Introduction

Très vite tout remonte rigide gonflé de sens comme entendu . Des images démodées, des visions de ton corps entrepris, entrevu en décors étranger.

Attendre et tendu, accepter que tu le veuilles union.

J’aime mal.

Développement

Ça me vrille l’estomac, me fait grossir me fait rugir et resurgir pendant des mois et dépendant d'émoi, me fait me comporter petit comme un n’importe quoi.

Devenir flamme.

Plus de soutien ma gorge sèche, mon ventre se ballonne plongé dans un liquide anesthésique, âme nautique recroquevillée loin de l’espace qu’il avait en toi.

Fétu !

  Dur aparté

Chute.

Tu t’es tue des mots dits et les messes noires de mes nuits blanches provoquent des contre actions.

C’est une douleur intense j’ai deux de tension vis dans un tiers état.

  Faim

Je m’arrache la peau à pleine main, je recherche ton cœur qui palpite toujours, j’aimerai le brandir en me tenant debout sanguinolent. Couper le cordon.

Seul pleureur, je ne suis plus rien que toi.

Mort alité

Sans pouvoir même s’intervertir, à trop s’introspecter on finit par s’introvertir.

04.03.2008

Chacun sa particule héritée

Il suffisait que l’on se croise, pour qu’il y ait juste un peu des changés.

Un peu de toi, un peu de moi, un bout de toit un peu d’émoi, c’était déjà un bon début pour peut être sœur voir même plus…

Et change, on est deux.

A la fois conne et chance, c’est comme une prise de l’autre que l’on troquerait à soi sans pour sans perdre au change.

(…)

C’est un peu après la rencontre que c’est qu’on sait un peu apprît par l’art en contre et qu’on sait ce que c’est.

(…)²

Mélange respectivement respectueux, aisance un peu, essence d’un peu, en deux trois mots, connaissance aussi.

(…)

Ecorce de l’être, tronc commun comme deux, un séparable de l’autre.

D’une part de l’un et de l’autrement sans que personne ne sache la vérité.

Ma particule a héritée d’un nouveau corps d’étrangeté.

Je lavais…

Lavais-je l’âme héritée ?

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