17.11.2009

oussa ilé?

Je le regardais en face.

Ainsi il y aurait un peu de moi en lui ?

Je ne comprenais pas.

Bien sur que dans mes veines quelque chose apparait

Bien sur que dans mon cœur, un espoir est secret

Bien sur que tout cela apparait, disparait

La vie est un chemin sur lequel j’avance

Mais il est toujours là

Quelque part

Même aujourd’hui disparu

Une image, des paroles, des gestes…

Lointains

Comparé au monde qui m’entoure

J’ai du souvent m’en excuser

Dire que non !

Expliquer ce que je ne savais pas.

Désolé.

Comment dire qu’il n’y a personne alors qu’on ressent et qu’on sait qu’il existe ?

Presque un dieu

Présent, puissant, superman,

un protecteur indisponible.

 

Décédé

Ah

Que dieu recueille son âme

Nous n’avions pas beaucoup partagé

Surement pas assez

La vie

Le monde

La différence d’âge

Que puis-je y faire ?

Pleurer ne sert à rien

Penser au trop tard ne permet pas d’avancer

Il a toujours été là présent

Même quand j’étais enfant et qu’il était ailleurs

Sa disparition mortelle ne changera rien

Il est toujours vivant

Face à moi

Avec pas assez de lui en moi

Papa.

06.11.2009

depuis 1984

SAN FRANCISCO  1984

L'agence de sécurité sanitaire du pays a donné le feu vert aux hôpitaux américains pour qu’ils puissent injecter à leurs patients une puce qui les aidera à consulter rapidement leur dossier médical.

D’autres États testent cette technologie.

RFID (Radio Frequency Identification)

De la taille d'un grain de riz, les puces à signal radio sont injectées à l'aide d'une seringue dans le bras des patients. Les données ne sont pas contenues dans la puce proprement dite, mais dans une base de données distante. Pour récupérer les informations - identité de la personne, son groupe sanguin ou sa pathologie -, le personnel médical utilise un scanner. Il lit les données dans la base grâce au numéro de série unique dont chaque puce dispose.

 

Conseil du CNIL : Maîtrisez vos données, limitez l'accès aux seules personnes autorisées.

www.cnil.fr

Pour pirater votre ordinateur, les hackers n’ont pas toujours besoin d’un logiciel espion. Le pirate peut également scanner une partie du réseau mondial avec des logiciels spécialisés

 

(Perso : Je vais me boucher les pores et redouter toute vaccination obligatoire.)

 

www.onnouscachetout.com/themes/nom/microchip.php

 

le doigt d’un ange

www.digitalangel.com  

 

 

« C'est de l'identité qu'est née la différence. »

« Ce que l'individu perçoit comme une liberté n'est rien de plus qu'une nécessité du point de vue collectif. »

 Heinz Pagels (1939-1988)

18.10.2009

ça gazze ?

Les traitements successifs que l’homme avait répandus et diffusés  pendant des années pour éradiquer les insectes porteurs de maladies avaient fini par vider les jardins de toute vie animale.

Force de survie, les insectes par la rapidité et leur mode de reproduction avaient mutés afin de résister à cette nouvelle nature hostile.

Il leur avait fallu mourir par milliers avant qu’ici ou là, un groupuscule naisse immunisé et qu’il engendre à nouveau des myriades d’œufs capables de résister ou d’éviter les produits insecticides diffusés dans l’environnement de l’homme.

 

En 2302 la flore prospérait sans crainte d’attaque d’insecte ravageur et la taxe de l’air dont étaient dispensés les propriétaires de jardin compensait largement le coût du contrat d’assurance obligatoire pour l’entretien et la pollinisation des végétaux.

La lutte !

Les produits avaient été toujours plus puissants, l’homme n’avait pas hésité à intoxiquer ses congénères pour gagner cette guerre insecticide !

Dans les trois cents années qui suivirent les seuls survivants du coté des insectes s’étaient rapproché de l’environnement de l’homme et ne vivaient plus que dans les demeures, évitant les pièges à cafard, les poudres anti rampant, les diffuseurs d’air ambiant, les ultra sons et les lumières bleutées.

La faim et la peur les faisaient courir et dans cette période de cohabitation guerrière sous l’importance des pertes une deuxième phase de mutation  par sélection naturelle s’amorçât.

C’est en prenant la savonnette alors qu’il était sous la douche que le premier cas fut recensé : Un insecte mutant s’était collé au savon, y avait creusé son habitat et s’en nourrissait !

C’est en se passant la savonnette sur le corps que l’insecte est entré en lui.

ALIEN

Ce nouvel habitacle est protégé de toutes les armes et les produits que l’homme dirige vers le monde qui l’entoure et l’enveloppe.

L’insecte intelligent creusa son habitation à l’intérieur même de son prédateur, calquant le réseau du terrier au système sanguin. Devenant indétectable aux radiographies, aux scanners. La vie s’était réorganisée dans le seul espace que l’homme détruirait en dernier !

oups !

excusez moi je dois bouger, j'ai des fourmis dans les jambes..

 

24.08.2009

efface à face.

Décris moi des couleurs, écris moi des douleurs que je les sente, que je les ressente,  que je puisse les ancrer au profond de ma chair. (Assault 6)

Penser trop  vite semble malsain, comprenez vous ? (2)

 

Dis moi avec tes mots ce qui va me faire rire ou pleurer selon ce que tu vas me dire, dis moi ce qui va me faire penser.

Dis moi ce que je vais te laisser comme trace.

Période de trouble ou l’idée n’est pas stable ou peut être que je suis instable et que les idées sont trop nombreuses pour pouvoir être tangibles.

Même si les sollicitations sont multiples ?

Didon, je vous ais prévenu je vais dériver. (1)

 

Tu n’aurais pas une idée pour notre prochaine réunion ?

Il y a toujours un projet et il y a toujours de l’inquiétude, heureusement qu’il y a toujours des réunions !

C’est le stress de la créativité pour celui qui organise et celui qui a besoin d’être rassuré.

C’est le stress de ne pas trouver pour ceux qui doivent aller chercher, le stress de ne pas chercher pour ceux à qui on n’a rien demandé.

Avec, à la nuit le stress de ne pas se réveiller à l’heure et avec à l’aurore l’horreur reflétée par le miroir...

 

(Qui soit dit en passant ne fait que son boulot et ne se permettrait surtout pas de faire une réflexion au delà de la tête en vrac et bouffie qu’il rend sans vomir ce matin au réveil sous les lumières blafardes  du néon plafonnier qui, lui même, n’ose grésiller.)

 

Comment ça GLOUB ?

 

Mais c’est incontrôlable savez vous ? 1

 

  

J’écoutais une chanson étrangère et je trouvais la mélodie rapidement solide et bien fabriquée, j’écoutais des paroles d’ailleurs…

Et d’ailleurs les paroles disaient :

« Décris moi le monde différent…

Ecris le, il sera différent… »

Quoi que la traduction littérale serait

« peint moi le monde différent. »

« peint le et il sera différent »

Ce qui donne de la couleur à ces maux ! ²

Allez quoi, halez vous puisque c’est l’été (d’oreiller)

Euh si au passage vous donniez un coup de peinture à l’intérieur, autre chose que le style noir coloré en sombre…

be tratra.jpg

curieuse fleur surnommée Be tratra (grosse poitrine) 

 par le peuple Antesaka, loin, bien loin..

 

 

16.03.2009

acrostiche et péril (2)

N’avons nous pas osé

A tort ou à raison

Tenté d’apprivoiser

Hâté par déraison

Avions nous déposés

L’amour dans sa prison

Il s’est dans la rosée

Eloigné des saisons

IMG00050.JPG

25.02.2009

cliché

Je regardais les photos d’elle, essayais de surprendre une pensée, comprendre ce qui se passait dans sa tête à ce moment là.

J’essayais de la connaître.

Je l’avais pris, je l’avais surpris et avec le recul, la distance, le temps figé du moment que j’avais sous les yeux, je tentais de comprendre.

(…)

Là une expression de bouche, ici un regard perdu, tout me semblait indice.

 

…Pourquoi tenait elle sa main fermée, pourquoi ce sourire perdu ?…

 

Je passais des heures à examiner, comparer, formuler des hypothèses en déduire quelque chose qui me rassurerait.

Qu’est ce que je cherchais donc ?

J’effeuillais l’album passé de moments arrêtés, gelés par l’image cliché, mon orientation, ma prise de vue.

J’en oubliait le pourquoi.

Qu’avais je donc cherché à prendre dans cette photographie ? Et pourquoi aujourd’hui essayais-je de le décrypter ?

 

Tant d’images passées

Tant d’idées préconçues

Tant de visions figées

Tant d’illusions perdues..

ange4.jpg

07.01.2009

l’égout et les couleurs..

Sans me stresser jamais de mon coté je n'aurai pensé à croiser une natte !

Et pourtant...

Hèle !

Elle s’appelait et ça m’arrivait parfois de le faire aussi.

Je la trouvais belle alors qu’elle était jolie mais vous savez bien comment la vue de celui qui aime peut être brouillée par les sentiments…

Comme un bien de jouvence elle avait ravivé mes goûts et passé mes douleurs.

J’aimais démesuré et je la senti m’être sans commune mesure.

J'avais la pêche, je nageais de bonne heure et pris je frétillais sans vouloir en débattre

Mordu, j'avais été ferré !

Et puis  <<avec le temps va, tout s'en va...>>

Trop d’imprécisions se précisaient à des moments précis et en des temps précieux.

Le machinal avait effacé nos cool heures...

 

images.jpeg

 

Pourtant après elle, las d’émettre sans être capté, j’avais pris des kilos et de bonnes résolutions mais je n’avais pas vu que parfois le ressenti ment !

Jamais mesuré je me sentais à la votre en buvant ses paroles.

Vautré imbu brouillé de vue

Je m’imbibais de ce que nous avions mélangés comme liquides.

J’avais eu l’impression d’être deux.

Devoir double !

Nous nous étions perdu et nous avions plongé sans qu’on s’abîme

Nous nous étions abîmés et nous avions coulés sans qu’on se perde.

J'avais jeté le doute à l'égout...

 

 

 

exercice d'un sans dit.....

Le doute est partout !

Dans ce qui est dit, et dans les silences

Au fond d’un regard ou dans l’ignorance

Dans une main tendue, un poing qui se ferme

Le doute est partout pour qui se l’enferme

Dans un coin de soi ou au fond du cœur

Il crée l’agonie parfois la rancœur

Le doute s’insinue comme l’air qu’on respire

Tuant tout élan, bloquant tout soupir

Le doute est la mort au coin de la rue

L’angoisse de demain, l’horreur, une verrue

L’attente insondable de ce qui ne vient

Le doute est partout pour qui se souvient.

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07.12.2008

Liaisons funestes

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Je cillais sur mon orthographe, planté, penché sans vraiment le vouloir, je m’impliquait fortement  sur la plume.

Je sentais l’impression des mots qui s’incrustaient en sanglantes balafres sur le dos de cette feuille.

 

 

Les minuscules cicatrices d’où suintai le sang d’encre que l’acier acérée du stylo torsadait cruellement en mots.

 

 

J’avais du mal à faire sortir ceux que je n’avais pas su interdire à faire entrer.

 

 

J’écrivais « frissonner » sans frémir, j’écrivais « crier si fort»  en appuyant du stylo comme une lame qui

cisaillerait l’écrit en plein essor.

 

 

Déposer des mots et des maux parfois cabalistiques en une écriture marbrée,  cicatrisante, en fin tatouage imprégné sur la feuille.

 

 

Maladroitement j’écrivais le mot « amour » mais l’encre me manqua alors que ma bouche était sèche…

12.03.2008

conjuguer

D’un passé pourtant simple bien que trop imparfait

Nos échanges de futur finirent décomposés

Je n’étais pourtant pas autant impératif.

Et pourtant à présent je ne sais plus conjuguer.

Je resterai pourtant en mode infinitif

Tant que je n’aurai trouvé ce complément d’objet

Directement relié au sujet mis avant

Et que je ne saurai plus à quel temps m’accorder.

(à quoi ça rime toussa-t-il..)

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