12.03.2008

allons

Si la misère est plus agréable au soleil,

Est ce qu’y aller change ?

Si le soleil s’en est allé

Pourquoi vouloir foncer ?

Sachant que la nuit l’on dort

Laissons nous haler

Pourquoi ces idées noires ?

Ces rêves dorés

Ces besoins de lumière

Se faire illuminer.

Halons en cœur et oublions nos idées noires

conjuguer

D’un passé pourtant simple bien que trop imparfait

Nos échanges de futur finirent décomposés

Je n’étais pourtant pas autant impératif.

Et pourtant à présent je ne sais plus conjuguer.

Je resterai pourtant en mode infinitif

Tant que je n’aurai trouvé ce complément d’objet

Directement relié au sujet mis avant

Et que je ne saurai plus à quel temps m’accorder.

(à quoi ça rime toussa-t-il..)

Se tripoter la langue sans se lécher les doigts.

Notre langue est une reine à tout points confondus

L’émergence sereine de tous nos points de vue

Elle naquit par l’échange et en a profité

Comme une caresse exsangue trop souvent suppliciée

A la fois pertinente et parfois anémiée

Notre langue évidente semblerait atrophiée.

Langage discordant qui la réduit aux maux

Réduction de l’échange qui en oublie les mots

Elle s’en va droit au but et semble oublier

A la fois ceux qui parlent et ce qui est dicté

Notre langue pourtant est celle qu’on utilise

technologies d’échange sans que l’on fertilise

Cette anémie douceâtre de ne point partager

Semble bien différente et bien différenciée

Selon où tu naquis sans même le demander

Notre langue souvent semblerait simplifiée.