18.03.2009

sévices à domicile

Homme service, je vous écoute..

Bonjour madame, oui vous êtes bien à HS je vous écoute..

Vous recherchez un homme, oui je vous entend bien.

Quel genre d’homme recherchez vous ?

Un homme bien, oui je note

Pouvez vous préciser ?

Est ce que vous le voulez bien sous tous rapports ?

Non madame je ne vous parles pas des positions amoureuses, j’essaie de savoir quel genre d’homme vous recherchez..

Oui j’ai bien compris que vous cherchiez un homme

Pouvez vous être plus précise ?

..

Je note : Vous le voulez plutôt grand, pas mal, tendre, sobre et non fumeur et avec un travail..

Pouvons nous élargir notre recherche aux membres plus petits ?

Non madame, je ne vous parle pas de la taille du sexe.

..

Vous n’avez pas à vous excuser, c’est un malentendu, pouvons nous étendre la recherche à des hommes plus petits ?

Pouvez nous préciser la taille minimale ?

Non madame, dix centimètres n’entre pas dans notre logiciel, je  vous rappelle qu’il s’agit de la taille en hauteur..

Oui madame, nous traitons votre demande par ordinateur et dix centimètres ne sont pas acceptés par notre base de donnée informatique de 64bits.

Non madame nous ne vous proposons pas 64 bites de 10 centimètres , nous vous proposons d’introduire votre demande.

Oups..

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07.01.2009

exercice d'un sans dit.....

Le doute est partout !

Dans ce qui est dit, et dans les silences

Au fond d’un regard ou dans l’ignorance

Dans une main tendue, un poing qui se ferme

Le doute est partout pour qui se l’enferme

Dans un coin de soi ou au fond du cœur

Il crée l’agonie parfois la rancœur

Le doute s’insinue comme l’air qu’on respire

Tuant tout élan, bloquant tout soupir

Le doute est la mort au coin de la rue

L’angoisse de demain, l’horreur, une verrue

L’attente insondable de ce qui ne vient

Le doute est partout pour qui se souvient.

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07.12.2008

Liaisons funestes

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Je cillais sur mon orthographe, planté, penché sans vraiment le vouloir, je m’impliquait fortement  sur la plume.

Je sentais l’impression des mots qui s’incrustaient en sanglantes balafres sur le dos de cette feuille.

 

 

Les minuscules cicatrices d’où suintai le sang d’encre que l’acier acérée du stylo torsadait cruellement en mots.

 

 

J’avais du mal à faire sortir ceux que je n’avais pas su interdire à faire entrer.

 

 

J’écrivais « frissonner » sans frémir, j’écrivais « crier si fort»  en appuyant du stylo comme une lame qui

cisaillerait l’écrit en plein essor.

 

 

Déposer des mots et des maux parfois cabalistiques en une écriture marbrée,  cicatrisante, en fin tatouage imprégné sur la feuille.

 

 

Maladroitement j’écrivais le mot « amour » mais l’encre me manqua alors que ma bouche était sèche…